Réduction de la fracture numérique : LES AMBITIONS DE L’AGENCE DE GESTION DU FONDS D’ACCèS UNIVERSEL

Le ministre de l’économie numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré, a présidé hier les travaux du conseil d’administration de l’AGEFAU.
Malgré les efforts loyaux consentis par les deux opérateurs de téléphonie mobile (Orange/Mali et Malitel) pour étendre leur réseau à d’autres localités, la couverture du territoire national peine à se concrétiser, a constaté le ministre de l’économie numérique et de la Communication
La première session ordinaire du conseil d’administration de l’Agence de gestion du fonds d’accès universel (AGEFAU), s’est tenue, hier, au ministère de l’Economie numérique et de la Communication sous la présidence du ministre Arouna Modibo Touré. Les travaux ont porté sur les documents issus de la session inaugurale du conseil d’administration, la grille salariale, les projets de programmation d’activités et du budget 2017 ainsi que celui de règlement intérieur du conseil d’administration.

Dans son intervention, le directeur général de l’AGEFAU, Souhahébou Coulibaly, annoncera que l’objectif global de la direction générale de l’agence pour l’année 2017 est le démarrage de la mise en œuvre effective du service et de l’accès universel aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication au Mali. L’AGEFAU, a-t-il rappelé, vise à faire des TICS le dénominateur commun dans notre pays.

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication a, dans son discours, précisé que l’Agence de gestion du fonds d’accès universel est une structure sur laquelle les plus hautes autorités du pays fondent de réels espoirs dans le cadre de notre stratégie nationale de réduction de la fracture numérique. La création de l’AGEFAU, a-t-il ajouté, est l’expression forte de la volonté de rendre disponibles et accessibles aux populations de l’ensemble du territoire de notre pays, les services de téléphonie et des technologies de l’information et de la communication.

En effet, la création de cette agence trouve son fondement et sa justification dans la volonté du gouvernement de réduire les effets des coûts prohibitifs des investissements dans le domaine des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication dans le souci de les mettre à la disposition des couches défavorisées et assurer la couverture des zones non desservies, a expliqué Arouna Modibo Touré.

Par ailleurs, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication a révélé que notre pays accuse beaucoup de retard en terme de réduction de la fracture numérique. Le taux de couverture téléphonique du territoire national est seulement de 56% et celui de la population est estimé à 78,11%. Malgré les efforts loyaux consentis par les deux opérateurs de téléphonie mobile (Orange/Mali et Malitel) pour étendre leur réseau à d’autres localités, le ministre Touré a estimé que la couverture du territoire national peine à se concrétiser et que l’usage généralisé de l’Internet au Mali bute sur des contraintes qui ont pour noms manque d’équipements, coût élevé de communication et faible taux d’alphabétisation. «Seuls les centres urbains bénéficient d’une couverture plus ou moins satisfaisante», a regretté Arouna Modibo Touré.
Le fossé numérique est important et il faut impérativement agir pour le réduire de façon significative, a fait savoir le ministre Touré. «L’Etat, avec des moyens du bord, s’inscrit dans une dynamique d’apporter des réponses pertinentes et appropriées aux difficultés susmentionnées préoccupantes», a-t-il dit, ajoutant que le gouvernement s’appuiera sur l’AGEFAU pour assurer une couverture téléphonique à hauteur de souhait qui permettra de prendre en compte les besoins de communication des groupes socio professionnels et le renforcement des capacités dans la stratégie du service universel, dont l’internet mobile, à travers les projets qui seront initiés.
En outre, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication notera que la création de l’AGEFAU est une contribution de plus à la réduction de la fracture numérique. «Il ressort des travaux de recherche que la réduction du coût de communication du mobile génère des bénéfices économiques substantiels. Elle influera positivement sur l’amélioration et l’efficacité de l’agriculture, sur le marché du travail, le commerce, la production de biens, l’emploi et l’orientation des consommateurs. En outre, la téléphonie mobile facilite le contact entre les personnes et les groupes sociaux et contribue plus rapidement à apporter de l’assistance à la population en cas de sinistre ou de catastrophe. Elle constitue un outil qui sert à renforcer le dialogue, la compréhension et la solidarité entre les différentes couches de la société», a détaillé le ministre Touré avant d’inviter les administrateurs à faire une bonne analyse des documents soumis à leur appréciation.


Abdourhamane Touré

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